Les oiseaux de la Guadeloupe

Selon des chiffres publiés très récemment, la Guadeloupe abriterait un peu plus de 275 espèces d’oiseaux. Parmi ces oiseaux, certains sont dits nicheurs, certains sont sédentaires, d’autres sont dits migrateurs réguliers tandis que d’autres encore sont dits erratiques ou y ont été introduits.

Les oiseaux nicheurs non sédentaires

Ces espèces sont qualifiées ainsi en raison du fait qu’ils ne sont pas présents en Guadeloupe tout au long de l’année. Il s’agit plus particulièrement d’environ une dizaine d’espèces d’oiseux de mer, telles que les sternes, les phaétons et les puffins qui y séjournent uniquement pour nicher. Le gros martinet noir ou encore l’hirondelle des Antilles y nichent également avant de migrer dans le Sud.

Les oiseaux introduits et erratiques

Les oiseaux introduits sont généralement des échappés de volières, à l’instar de la tourterelle turque qui est devenue très invasive en Guadeloupe, des Psittacidés, comme les amazones et les perruches, et des Estrildés. Les oiseaux dits erratiques sont, quant à eux, des espèces dont la route habituelle de migration s’est vue déviée. Il s’agit d’oiseaux qualifiés de migrateurs occasionnels, car ils sont généralement présents lors de bouleversements climatiques. C’est le cas notamment de la Spatule rosée et de la Barge marbrée.

Les oiseaux sédentaires

La liste des oiseaux présents sur l’archipel guadeloupéen compte 13 espèces endémiques des Petites Antilles. Citons entre autres le Pic de la Guadeloupe qui, soulignons-le, est une espèce endémique de la Guadeloupe, le Martinet chiquesol, la Paruline caféiette, le Colibri madère, le Moqueur grivotte, le Saltator gros bec, la Moucherolle gobe-mouches, etc. Ces espèces sont ainsi dites sédentaires, car elles sont présentes en Guadeloupe tout au long de l’année, mais ne s’y reproduisent pas.

Les oiseaux migrateurs réguliers

L’avifaune guadeloupéenne recense des espèces d’oiseaux dits migrateurs réguliers, au nombre de 60 environ. Il s’agit en l’occurrence du Martin-pêcheur d’Amérique, de nombreux limicoles ou encore des oiseaux de la même famille que les aigrettes ou les hérons. Il semblerait aussi que certains oiseaux en état d’affaiblissement ou d’immaturité, ou encore ayant été grièvement blessés aient tendance à passer la saison hivernale en Guadeloupe avant de rejoindre leur destination.

Autres articles à lire

  • L’Aquaculture en Guadeloupe

    L’aquaculture comprenant l’élevage des coquillages (conquiculture), des moules (myciculture), des huîtres (ostréiculture), des poissons (pisciculture) a pour objectif d’étudier, de suivre le développement et la reproduction de différentes espèces. Cette technique est également une opportunité de faire un élevage industriel des espèces aquatiques sans compromettre l’équilibre naturel des océans et des rivières.

  • Zoom sur la pêche au lambi

    Coquillage incontournable des terres caribéennes, le lambi est un composant traditionnel de la cuisine guadeloupéenne. Aujourd’hui presque invisible des étals, ce mollusque fait l’objet d’une réglementation très stricte.

  • La faune guadeloupéenne : un spectacle extraordinaire

    La Guadeloupe est une destination de rêve pour les amoureux de la nature rêvant de découvrir une faune et une flore exceptionnelles. Coup de projecteur sur les insectes et les reptiles faisant de la Guadeloupe une destination phare de l’écotourisme.

  • Les trésors de la faune Guadeloupéenne

    Mis à part les belles plages, le soleil et la mer, il semble important, avant de s’y rendre, de connaître ce qui constitue les trésors de la faune du paradis guadeloupéen. Voici quelques animaux qui méritent d’être mieux connus.

  • L’iguana delicatissima, une espèce endémique de la Guadeloupe

    La Guadeloupe est réputée abriter une faune dont certaines espèces sont endémiques. Il en est ainsi de l’iguana delicatissima que les touristes peuvent découvrir à Petite-Terre. Cette espèce fait actuellement l’objet de mesures de protection exceptionnelles.

Haut de page