Les mangroves de la Guadeloupe, un biotope hors du commun

Les mangroves de la Guadeloupe constituent un biotope extraordinaire. Elles représentent un terrain de prédilection pour de nombreuses espèces d’oiseaux qui font le bonheur des ornithologues.

Une nourriture abondante pour la faune aquatique et les oiseaux

Les eaux marines et celles qui proviennent du ruissellement des rivières fournissent aux mangroves de la Guadeloupe une quantité considérable d’éléments nutritifs. La litière, composée de rameaux, de feuilles et de fruits de palétuviers, produit de la matière sèche en abondance, estimée entre 10 à 16 tonnes par hectare. Les éléments organiques issus de leur décomposition constituent une véritable chaîne d’alimentation pour les crustacés, les mollusques et les petits poissons marins ou d’eau douce qui y ont élu résidence et s’y multiplient.

Les mangroves de la Guadeloupe sont réputées pour la richesse de leur biotope. Les larves et les jeunes poissons et crustacés bénéficient de la surabondance de la nourriture de ce milieu hors du commun. Elles représentent également un terrain de prédilection pour les limicoles migrateurs qui ne veulent pas quitter ces endroits où ils trouvent à manger, à satiété. Une trentaine d’espèces de chevaliers, de pluviers, de bécasseaux et une dizaine de familles d’ardéidés les fréquentent ainsi régulièrement.

Des oiseaux piscivores

Les mangroves de la Guadeloupe sont aussi habitées par de nombreuses espèces d’oiseaux piscivores qui trouvent aisément leur nourriture quotidienne dans leurs eaux peu profondes et calmes. Les ornithologues, issus de tous les horizons, viennent y admirer des balbuzards pécheurs, des pélicans bruns, des sternes et de magnifiques frégates. Ils se réjouissent du spectacle offert par les chauves-souris pêcheuses, le noctilion pêcheur, une superbe espèce pouvant atteindre 70 cm d’envergure dont l’alimentation est essentiellement à base d’insectes et de poissons.

Les palétuviers forment parfois des îlots qui hébergent la nuit de nombreux oiseaux, comme les pélicans, les frégates et les hérons. Ils constituent aussi des sites de nidifications pour la faune qui habitent les mangroves. Les oisillons peuvent ainsi profiter de la nourriture abondante détenue par ces endroits hors du commun. Les plus vastes mangroves de la Guadeloupe bordent la Rivière Salée, au niveau du Grand Cul-de-Sac Marin et du Petit Cul-de-Sac Marin. Les autres forêts de palétuviers sont localisées en Grande-Terre, à Marie-Galante et à l’Est de Saint-Martin.

Autres articles à lire

  • La ville de Pointe-à-Pitre en un clin d’oeil

    Pointe-à-Pitre ne paraît peut-être pas très attrayante au premier coup d’oeil, pourtant elle renferme une véritable richesse culturelle. Avec ses monuments historiques, musées et autres places agréables visiter, Pointe-à-Pitre mérite vraiment un détour lors de votre séjour en Guadeloupe.

  • Pointe-à-Pitre, entre Grande-Terre et Basse-Terre

    Confortablement installée sur le ruban de terre reliant la Grande-Terre et la Basse-Terre, Pointe-à-Pitre est la sous-préfecture de la Guadeloupe. Cette ville touristique par excellence offre à ses visiteurs une petite cité pittoresque qui a su conserver de beaux témoignages de son histoire.

  • La nature de la Guadeloupe à l’honneur au parc des Mamelles

    Inclus dans la zone du parc national de la Guadeloupe, le parc des Mamelles renferme des trésors de la nature antillaise et guadeloupéenne. Les animaux et la végétation s’y développent en toute sérénité. Seuls les visiteurs viennent, l’espace d’un instant, troubler cette quiétude.

  • Passez des vacances de Pâques exceptionnelles en Guadeloupe

    Les vacances de Pâques constituent la période idéale pour un séjour de farniente et de découverte en Guadeloupe. L’archipel offre en effet, une multitude d’activités liées à cette fête pour rythmer vos vacances.

  • Découvrez le Tour cycliste international de Guadeloupe

    Comptant depuis 2005 comme étape de l’UCI Tour, le Tour cycliste international de Guadeloupe est devenu une compétition d’envergure internationale.

Haut de page