Expérimentez le Lewoz, un concept typique de la Guadeloupe

Parmi les richesses culturelles de la Guadeloupe, on retrouve les soirées traditionnelles baptisées Lewoz. Petit guide pour vous familiariser avec cette alliance de danse, musique et de chant purement guadeloupéens.

Origines et caractéristiques du Lewoz

La naissance du concept de Lewoz en Guadeloupe date de l’époque de l’esclavage. Il s’agissait alors de soirées destinées à la détente et au relâchement des esclaves. De nos jours, le concept n’a pas beaucoup changé. Le Lewoz reste une soirée de célébration, à la différence que cette fois-ci, elle est accessible à tous ceux qui veulent s’amuser ainsi qu’à ceux qui souhaitent expérimenter les traditions locales. Au programme : du chant, de la danse, de la musique à profusion exécutée à base de percussions spécifiques appelées « tambours ka ». Le Lewoz est généralement organisé en fin de semaine, plus précisément le vendredi. La célébration commence en début de soirée et se termine le lendemain matin, à l’aube. Pour assurer l’ambiance en non-stop, des musiciens, des chanteurs et des danseurs se relayent toute la nuit.

Le Lewoz, pour s’imprégner de la culture guadeloupéenne

Une soirée Lewoz commence toujours de la même manière. Le début est annoncé par le son des tambours ka et d’un instrument fait à base d’un coquillage, plus précisément, à base d’une « conque à lambi ». Au son de ces instruments typiques de la Guadeloupe, les spectateurs se regroupent petit à petit et forment un cercle autour des danseurs. Durant toute la soirée, l’improvisation joue un grand rôle ; chacun peut s’exprimer et se laisser aller. Le Lewoz est l’une des occasions de découvrir le gwoka, une musique traditionnelle de la Guadeloupe constituée d’un ensemble de chants et de rythmes au son des deux variétés de tambours ka, le « boula » et le « maké ». Lors de cette soirée, on se familiarise également avec les danses de la région, dont le rythme se base essentiellement sur le son du tambour « maké ». On expérimente ainsi les pas de Graj et de Padjanbel (deux danses de travail), de Kaladja (une danse assez triste) et de Toumblack (qui se caractérise par des mouvements langoureux de reins).

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