Combats de coqs aux Antilles

Tradition ou barbarie, les combats de coqs ont suscité divers commentaires aux Antilles. Au point que certaines îles ont abandonné ces pratiques tandis que d’autres les gardent avec fierté comme une tradition.

Combat de coqs - Règles du jeu

Le combat de coq se déroule dans une petite arène en bois appelée « PITTS ». D’habitude, le combat est géré par les éleveurs qui décident le droit d’entrée, le pourcentage retenu sur les paris, le bar, etc.… Pour bien équilibrer le combat, les deux coqs adversaires sont pesés d’une manière très rigoureuse, du fait que, seuls deux animaux de même poids peuvent se livrer au combat. Après avoir décidé sur l’enjeu de la partie, les propriétaires du coq possèdent l’armement de leurs bêtes. Cela consiste à poser un éperon d’acier dans les pattes, garder l’éperon naturel ou adapter un éperon pris sur un coq mort, c’est selon. Les règles s’imposent que l’adversaire jeté à terre pendant quelques minutes soit déclaré vaincu. Seulement, un adversaire pourrait reprendre le combat après avoir été terrassé. Pour cela, un autre cas de défaite a été envisagé. Aussi, le coq qui s’enfuit deux fois successives est déclaré vaincu et le combat est immédiatement arrêté.

La préparation du coq pour le combat

Le combat exige que le coq soit bien portant. Pour ce faire, l’éleveur soumet à des exercices physiques chacun de leurs coqs afin de renforcer les muscles des jambes, d’entretenir le sens de l’équilibre et du souffle. Après cet exercice journalier, le coq est assujetti à un bain d’eau fraîche puis exposé deux heures de suite au soleil. Par ailleurs, l’éleveur accorde une préoccupation particulière pour les deux repas journalier du coq. Aussi, fruits, poisson grillé, tomates, bananes écrasés figurent au menu. A part le massage avec une solution à base de rhum, le coq est toiletté avant chaque combat. Ce qui consiste à déplumer les cuisses et le ventre, tailler les plumes du cou et de la queue, couper légèrement les ailes, la crête et les barbillons.

Malgré un courant de pensée qui dénonce la pratique des combats de coqs, ce trait culturel reste et attire de nombreux « fans » surtout dans les Antilles Françaises.

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