Superstition et croyance au surnaturel en Guadeloupe

Comme dans beaucoup de pays, l’établissement de la religion chrétienne, le modernisme ambiant ou le progrès de la technologie de pointe dans plusieurs domaines ont peu d’influence sur la disparition de la superstition ou les croyances aux surnaturels qui s’y enracinent davantage au fur et à mesure que le temps avance.

L’épanouissement du christianisme en Guadeloupe et l’ère de la mondialisation actuelle n’empêchent pas la foi en des thérapeutes d’un temps révolu : le « quimboiseur » appelé également « séancier » ou encore « gadé zafè », continue toujours d’occuper une place non négligeable sans condamnation ou interdiction de la part des religieux. Guimboiseur et gadé zafé ne sont pas identiques, l’un méchant parfois, l’autre gentil tout le temps :-)

Mi-sorcier et mi-rebouteux, le quimboiseur est consulté pour des soins, des conseils mais aussi pour prédire le sort. Des indiscrétions laissent entendre que des politiciens ont recours à ses aides lors des élections.

Par ailleurs, l’animisme, croyance attribuant une âme aux animaux ou à tous les phénomènes naturels, attire encore bon nombre de partisans. Ainsi ,de nos jours, le port de talismans ou d’amulettes (qu’ils soient préparés par des prêtres ou par un quimboiseur) font encore partis du quotidien de nombreux guadeloupéens qui y accordent une croyance inébranlable.

Comme dans tous les pays en voie de développement, la croyance aux esprits surnaturels et la superstition constituent des facteurs de blocage pour l’essor économique, lequel n ‘est pas compatible avec certaines pratiques issues des croyances.

Par exemple, les pêcheurs guadeloupéens ne travaillent pas la nuit sous peine de tomber sous les mains des esprits surnaturels appelés « mamans dlo », sortes de sirènes qui entraîneraient leurs victimes au fond de l’eau.

Aussi, les guadeloupéens vénèrent aussi les pratiques magico-religieuses parmi lesquelles figure la « neuvaine », une sorte de longue prière pour pouvoir obtenir des grâces en amour ou en argent.

Toutefois, il est à préciser que les guadeloupéens ne rejettent pas tout ce qui est modernité. Ils essaient de garder un certain équilibre entre le progrès technique et les traditions pour préserver leurs identités culturelles et nationales.

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