La Maison Régis après abolition de l’esclavage

La seconde abolition de l’esclavage en 1848 a causé un important déficit de main d’œuvre dans les plantations de canne à sucre aux Antilles, plus particulièrement en Guadeloupe. Ce qui a amené les responsables de la colonie à procéder à la quête des immigrés. Le choix de l’Afrique et le rôle joué par l’entreprise française « la Maison Régis » ont été déterminants pour cette démarche.

Pourquoi l’Afrique ?

Pour résorber les problèmes laissés par l’abolition de l’esclavage dans le domaine des plantations de canne à sucre, les responsables de la Colonie ont tenté de faire venir des immigrés d’Asie. Ce qui n’était pas chose facile du fait qu’en Inde, les Établissements français, chargés de recherche des immigrés, se trouvaient gênés par la présence des Anglais qui avaient la même préoccupation pour les Antilles anglaises.

Par ailleurs, les ouvriers indiens n’étaient pas tentés de s’expatrier car les travaux entrepris par la Compagnie Anglaise des Indes et le retour de l’équilibre des saisons après deux années de sécheresse, étaient des signes favorables pour juguler le chômage. La démarche entreprise par la Maison ARNAUD-TOUACHE en Chine, pour la même cause, n’était pas concluante car les Chinois n’ont pas digéré la participation des français dans la guerre de l’opium. La même tentative menée à Madère était vouée à l’échec également car les Madériens étaient considérés comme une race faible .Suite à ces contextes, les responsables de la colonie se sont tournés vers l’Afrique pour recruter des immigrés.

Rôle de la Maison Régis pour recruter des immigrés

L’expérience d’engagements des travailleurs africains libres n’a donné que de maigres résultats. La Compagnie Générale Maritime n’avait eu que 72 engagés après 35 jours de traversée. Ainsi, le Conseil Général a pris la décision de s’en procurer en adoptant le système d’immigration par voie de rachat et de libération immédiate. Pour ce faire, la Maison Régis s’engageait, par son offre de 1857, à introduire 10.000 engagés africains dans un délai de 3 à 6 ans. En outre, le Conseil Général ne pouvait qu’encourager cette immigration pour la simple raison que « la race africaine est plus forte que la race asiatique. En plus, l’Afrique pouvait fournir des femmes travaillant à l’égal des hommes mais avec le moindre coût. Malheureusement, malgré les exigences de l’Etat français concernant le caractère de spéculation dans cette opération, REGIS se laissait guidée par ses intérêts. Par ailleurs, elle n’a pas digéré les mesures prises par le Port de Marseille de limiter à 483 passagers à bord du bateau STELLA au lieu de 800 avant.

La pratique des engagements par voie de rachat faisait l’objet de vives protestations de la part des abolitionnistes qui pensaient que le prix du rachat constitue une prime à l’esclavage. C’est pourquoi NAPOLEON a mis fin à cette pratique dès 1859.

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