L’invasion des poissons lions en Guadeloupe

Le poisson lion (Pterois volitans), connu également sous le nom de « rascasse volante », est une espèce venimeuse. On l’a recensé dans les eaux marines guadeloupéennes en septembre 2010. Elle représente un danger, car son venin est fort et dangereux.

Spécificités du poisson lion

Le poisson lion appartient à la famille des rascasses. Son corps est caractérisé par des rayures verticales de bandes blanches et rouges ou marron. Ses nageoires pectorales ont un aspect d’éventails. Son front est pourvu d’antennes courtes. Sa taille maximale est d’environ 45 cm. Il n’est pas craintif et se laisse volontiers approcher par les plongeurs. S’il se sent menacé, il dresse ses nageoires, devient agressif et peut piquer si l’on s’approche de lui.

Le Pterois est un poisson spécifique des récifs coralliens, mais on peut également le trouver sur tous les fonds rocheux, depuis la surface jusqu’à 150 m de profondeur. Poisson nocturne, dans la journée il se cache dans les cavités du récif. On peut également le localiser à faible profondeur sur des rochers situés au bord des plages, dans les herbiers de Phanérogames marines et les mangroves. Depuis le 23 décembre 2010, un poisson lion est visible dans l’Aquarium de la Guadeloupe.

Dangers issus de l’invasion des poissons lions en Guadeloupe

En 1992, des Pterois s’échappent d’un aquarium public de Floride. Ils se sont adaptés et reproduits dans ce milieu marin si rapidement qu’en 2010, ils ont envahi la l’ensemble de la Mer des Caraïbes et toute la Floride. Ils sont présents en Guadeloupe depuis septembre 2010. Si vous apercevez un poisson lion, il faut noter le site et la profondeur, le nombre de poissons et leur activité. Prévenez ensuite l’Aquarium de la Guadeloupe, la DIREN (Direction Régionale de l’Environnement) ou l’UAG (Université Antilles-Guyane).

C’est un prédateur vorace pouvant avaler n’importe quelle proie de moins de 15 cm. Il est nuisible pour les ressources halieutiques des Caraïbes. L’absence de prédateurs aura des effets néfastes sur la biodiversité des récifs coralliens. En outre, sa piqûre est très douloureuse et peut mener à un état de choc. Si quelqu’un en est victime, il faut imbiber immédiatement la blessure pendant 15 à 30 min avec de l’eau chaude ou approcher un point chaud de la blessure : une cigarette, une bougie, etc. Il faut ensuite relayer avec un point froid. Enfin, il est indispensable de désinfecter la blessure et de consulter un médecin rapidement.

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