Musique créole : Le Gwoka

La Guadeloupe est indissociable de l’exotisme. Cela est aussi valable sur le plan culturel. Le Gwoka, qui est la musique traditionnelle de la Guadeloupe, est absolument à découvrir lors d’un séjour sur l’île papillon.

Le Gwoka et la musique créole

Comme beaucoup d’autres styles de musiques antillaises, le Gwoka est né du mélange culturel africain, européen et américain. Plusieurs empreintes musicales de différentes origines sont à l’origine de la richesse de la musique créole. Mais c’est surtout la touche africaine qui se démarque le plus dans cette culture, avec la domination des percussions et du tambour « Ka ».

L’origine du Gwoka

Le Gwoka a été créé au 18e siècle, pendant la période d’esclavage en Guadeloupe. Les esclaves, de différentes origines, ont élaboré à partir de leur musique et danse respectives une façon de s’exprimer et de communiquer. C’est ainsi qu’un nouveau style est né et que le Gwoka vit le jour.

Le Gwoka, une façon de vivre

En plus d’être une musique, le Gwoka est une manière de vivre à part entière. Les blagues, la danse et tout ce qui tourne autour de cet art de vivre sont une façon pour les Guadeloupéens de montrer origines et leur identité. Le Gwoka signifie donc beaucoup pour la population. Non seulement c’est une marque d’attache à leur patrimoine, mais également un moyen de préserver leur culture.

Le Gwoka dans la vie de tous les jours

Au fil du temps, le Gwoka s’est petit à petit immiscé dans la vie quotidienne de la population guadeloupéenne. On peut par exemple retrouver du Gwoka adapté aux chants de travail. Mais cela ne s’arrête pas là, même les chants du dimanche ainsi que les chants de veillée ont été conquis par le Gwoka.

Le Gwoka en rythme

On peut décomposer le Gwoka en sept rythmes. Premièrement, on retrouve le Léwoz qui est un rythme mélancolique. Ensuite, le Tumblak qui est assez rapide et étincelant. Le rythme lent et triste est le Kaladja, plutôt pour les veillées. Le Graj est propre aux travailleurs collectifs. Pour sa part, le Woule est composé de trois temps et se pratique dans les champs. Lors des périodes de carnaval, on entend surtout le Mennde. Finalement, pour accompagner la coupe de la canne à sucre, il y a le rythme Padjanbel.

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