Les combats de coqs : une particularité culturelle de la Guadeloupe

Les combats de coqs dans les pitts de la Guadeloupe sont assidument suivis par des passionnés et des touristes curieux. Introduits par des colons espagnols au 17e siècle, les combats de coqs font partie du mode de vie des Guadeloupéens.

Les pitts ou gallodromes

La Guadeloupe compte 70 pitts ou terrains de combats de coqs sur son territoire. D’un diamètre moyen de 5 mètres, ils sont généralement bordés de gradins. Des combats de coqs sont quasiment proposés au quotidien et ils sont plus nombreux dans les régions de Capesterre, Trois Rivières et Morne-à-l’eau. Les pitts sont habituellement gérés par des éleveurs de coqs de combats qui amortissent les coûts d’élevage par une commission sur les paris ou les droits d’entrée.

Les pitts accueillent les combats d’essai organisés par les éleveurs pour entraîner leurs coqs et sélectionner ceux qui effectueront des rencontres. La raison d’être des combats de coqs réside dans les paris, dont les montants peuvent atteindre une somme colossale. Les règles de jeu sont simples : le coq perd lorsqu’il reste couché pendant plusieurs minutes ou lorsqu’il fuit son adversaire à deux reprises.

La préparation au combat de coqs

Les coqs sont soumis à des exercices et des entraînements quotidiens de 10 à 15 minutes afin de les muscler et de travailler leur équilibre. Ils sont par la suite baignés dans de l’eau fraîche et séchés au soleil. En outre, les compétiteurs mangent deux fois par jour et bénéficient d’un régime alimentaire spécifique. Des séances de massage leur sont aussi prodiguées avec des solutions à base de rhum. Il est à noter qu’un nouveau coq est entraîné au combat pendant un à deux ans avant d’intégrer des combats réels.

Bien qu’un combat de coqs dure moins d’un quart d’heure, chaque rencontre fait l’objet d’une pesée des coqs afin de définir leur catégorie de poids. Des ergots en acier sont fixés sur le 5ème ergot des coqs pour affuter leurs coups. Chaque concurrent est soigneusement toiletté par son propriétaire : sa crête est ablatie, les plumes de son cou sont rasées, son ventre et ses cuisses sont déplumés afin de réduire les accrochages. Les éleveurs passionnés sont particulièrement attentionnés envers leurs combattants.

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