Carnaval de Guadeloupe : retour sur une tradition bien ancrée

Durant les trois premiers mois de l’année, la Guadeloupe vit au rythme du Carnaval. L’événement vise à se séparer des mauvais moments de l’année passée et à se préparer au carême. Retour sur l’histoire et la tradition de ce rendez-vous incontournable tous les ans.

Les origines du Carnaval de Guadeloupe

La tradition du carnaval remonte au temps des colons, au XVIIe siècle. L’idée était alors de faire intensivement la fête avant que ne commencent les restrictions dues au carême. Après quelques années, les esclaves ont pu participer, et c’était pour eux l’occasion de se moquer de leurs maîtres sans que ceci porte à conséquence.

Au fil du temps, les Antillais ont introduit les masques et les costumes, notamment celui du dieu du carnaval appelé Vaval. La musique, notamment les tambours, est devenue un élément clé du carnaval.

Les moments forts du Carnaval

Dès les premiers jours de janvier, les bourgs de Guadeloupe résonnent au son des tambours pour le défilé des enfants accompagnés de leurs instituteurs et de leurs parents. Chaque année, chaque bourg définit un thème pour les déguisements. Tous les dimanches, ce sont alors des petits Zorro, Spiderman, papillons ou autres personnages fantastiques qui arrêtent les automobilistes ou qui ratissent les plages pour recueillir les contributions pour les jours gras qui marqueront la fin du carnaval.

De semaine en semaine, les cortèges deviennent ensuite ceux des camionneurs, des danseurs, des clubs de sport ou des groupes de carnaval qui défilent dans les rues, toujours en musique et dans la bonne humeur. Des concours de chants ou de danses sont parfois organisés, chaque localité étant libre d’agrémenter son carnaval à son goût.

L’apothéose lors des jours gras

Le dimanche avant Mardi Gras, l’événement gagne en ampleur. Vaval, le dieu du Carnaval, fait son apparition. C’est une marionnette (un bwabwa dans la langue locale) qui symbolise tous les moments pénibles de l’année passée. Comme tout roi a sa reine, Vaval ne fait pas exception : il l’a à ses côtés, élégamment vêtue d’une robe de soirée ou en tenue traditionnelle.

Plus loin, sillonnant le bourg et faisant claquer leurs fouets, les Mas (masques) font aussi leur défilé en marge de la procession officielle. Ils tancent joyeusement et gentiment les passants pour qu’ils contribuent financièrement au festival.
Le mercredi gras, le carnaval de Guadeloupe prend fin lorsque Vaval est brûlé pour la purification des âmes et pour éloigner tous les problèmes.

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